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Altitude : 802 m
Emplacement : dans les Côtes de Doubs
Location : Nous ne louons pas ce chalet. Seuls les
membres de notre section peuvent réserver la ferme. Nous leur demandons de
participer aux journées de travail afin de se familiariser avec les lieux.
Particularité : C'est une très vieille ferme, dont la
date de construction n'est pas connue.
Elle est le dernier vestige d'un hameau semi-industriel disparu, en contrebas
duquel se trouvait un moulin sur le Doubs.
Sans l'intervention du Club jurassien, elle aurait été détruite.
Une première mention de la «Combe du Pella» est faite dans un acte du premier avril 1559.
Cette maison est louée par l'Etat de Neuchâtel depuis 1953 et la section doit en assurer
l'entretien.
Cette demeure est très rustique : pas d'électricité ni d'eau. Il y a une source
à l'arrière de la maison.
Elle dispose d'une grande cuisine avec un immense tuyé, donc froide à l'année !!
et une grande chambre-réfectoire.
Il n'y a pas de possibilité de dormir.
Elle n'est accessible qu'à pied.

Ci dessus : La pièce principale du chalet
Louis Favre, dans "LE CHASSEUR DE
FOUINES DE POUILLEREL" nous décrit délicieusement les environs :
Ainsi devisant, nous étions arrivés près du
Signal. A ceux qui ont escaladé cette montagne, je n'ai rien à apprendre,
mais à toute autre personne je dois dire que ce massif, qui élève sa tête
arrondie entre le Locle, la Chaux-de-Fonds et les Planchettes, est un des
plus curieux de notre pays. En effet, tous les accidents que l'on peut
rencontrer dans le Jura semblent s'être concentrés dans cette région. Petits
vallons ombreux, vastes pâturages où l'on marche légèrement sur un gazon
élastique, fissures profondes, larges entonnoirs produits par des
dislocations souterraines, marais étranges étalant leur tourbe et leur
végétation boréale sur le sommet même de la montagne, contre toutes les
notions généralement admises, escarpements grandioses dans le Val-de-Moron,
enfin bassins et chute du Doubs, en voilà assez pour justifier la réputation
du massif de Pouillerel.
La vue même que l'on a du Signal possède un cachet particulier; ce n'est
plus le panorama immense de la Tourne ou du Creux-du-Van avec la plaine
suisse, les lacs et les Alpes; le tableau est plus intime, et les vastes
plateaux du Jura en font seuls les frais. C'est la Franche-Comté avec ses
villages, ses cultures et ses forêts, qui prolonge ses ondulations de
terrain jusqu'aux Vosges, dessinées à l'horizon par une légère teinte
bleuâtre; une profonde coupure, qui rappelle les barrancas des Andes, et où
le Doubs cache ses eaux sombres, sépare les plateaux comtois de ceux des
Franches-Montagnes, où sont éparpillés, comme des points blancs, les chalets
et les maisons de la Ferrière, des Bois et de la Chaux-d'Abel.
Toute cette scène, éclairée par un beau soleil d'été, animée par les
troupeaux innombrables qui broutent les herbages parfumés, et dont les
clochettes remplissent l'air d'une harmonie continue, a un charme pénétrant
qui lui est propre, et l'on se rappelle avec émotion les moments de calme,
de rêverie, de contemplation sereine que l'on a goûtés sur cette cime trop
peu fréquentée.
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